Les 18èmes rencontres de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprises (Amrae), qui se sont tenues à Deauville du 27 au 29 janvier, ont fait salle comble.
Avec 1 749 inscrits, l’édition 2010 du congrès des risk managers français s’inscrit comme l’un des tous meilleurs crus. « Le comité scientifique a bien fait son travail si l’on en croit les échos très positifs des congressistes sur la qualité du contenu des différents ateliers », se félicite son président Gérard Lancner, qui évoque la reconduction de ce comité, ainsi que son éventuel élargissement à d’autres personnalités extérieures. « La notion de lieu unique, renforcée cette année par la présence des hospitality suite des courtiers, assureurs et experts, est aussi très appréciée par les congressistes », ajoute-t-il. Le conseil d’administration de l’Amrae évoque déjà un prolongement de cette manifestation à travers, entre autres, la diffusion via internet des présentations de la trentaine d’ateliers. Par ailleurs, « un certain nombre de courtiers, d’assureurs, d’experts et même de représentants du secteur public se sont manifestés pour continuer à échanger avec nous, par exemple dans des groupes de travail ». Indéniablement, la période de crise renforce la pertinence d’un événement tel que ces rencontres.
Gérard LANCNER
Président de l’AMRAE

Christine GENDROT
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Christine GENDROT
Directeur Assurances
GROUPE CARREFOUR

Anne CHARON
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Anne CHARON
Directeur Général
RSA
Vendredi matin, dernière séance plénière de ces Rencontres Amrae. Mines fatiguées et regards un peu éteints lors de leur arrivée au Centre international de Deauville, les congressistes présents dans l’amphithéâtre s’animent sous le coup de réflexions et de remarques émanant d’un panel pour le moins brillant. Jean-Pierre Letartre, président de Ernst & Young révèle quelques informations issues d’une étude à venir sur les enjeux déclarés des entreprises qui semblent abandonner, au rang de leur premier objectif, la préservation de leur trésorerie au profit d’une organisation plus flexible (ce qui n’a rien à voir avec la réduction des coûts!). André Chieng, vice-président du Comité France Chine achève de réveiller l’auditoire en lançant à propos de Copenhague « heureusement que la Chine n’est pas une démocratie ! ». Démonstration à l’appui : si tel avait été le cas, les Chinois se seraient insurgés contre l’obligation de payer aujourd’hui par une limitation de leur croissance, les décennies de pollution ayant servi celle des pays occidentaux. Enfin, s’il était encore nécessaire d’électriser la salle, Sylvain de Forges, directeur Risques et Marchés de Veolia Environnement, s’étonne de ne jamais rien entendre sur un risque visible et simple susceptible de bouleverser le paysage mondial : le risque démographique !
C’est l’atelier où il fallait être, le buzz des Rencontres. Pendant près de deux heures et devant un parterre de congressistes assidus, Marc de Pommerau (GDF Suez Energie Services), Philippe Jouvelot (Axa Corporate Solutions), Bruno Vesval (Gras Savoye) et Jean-Pierre Pocholle (Air Liquide) ont débattu du sujet on ne peut plus brulant de la rémuneration du courtier des grands risques. La problématique a fait un retour sur le devant de la scène à l’occasion d’une décision de l’administration de l’Etat de l’Illinois en juillet dernier; laquelle autorise le 4e principal courtier américain à recourir de nouveau aux commissions contingentes, abandonnées aux Etats-Unis depuis 2004. Les conséquences de cette décision ne se sont pas fait attendre ailleurs dans le monde : Ferma et Bipar pourraient tomber d’accord prochainement, Amrae et CSCA veulent réviser leur charte commune, signée en 2006. Lors de l’atelier, les intervenants sont tombés d’accord sur une position commune : oui à la transparence dès lors que les entreprises sont demandeuses et non à une nouvelle règlementation. Le coeur du sujet ne concerne que les surcommissions en Europe ou commissions contingentes aux Etats-Unis. En réalité une petite part de la rémunèration des courtiers des grandes entreprises. Un buzz qui finalement n’accouche de pas grand chose de neuf. Affaire à suivre tout de même de près.
ERM, 8e directive, etc.: les problématiques et réglementations récentes sur le thème du risque et de la gouvernance font florès et animent les rencontres Amrae depuis deux jours maintenant. Arengi (prononcez à l’anglaise pour R&G, risque et gouvernance), le nom de la toute nouvelle société fondée par Gilles Proust, ancien patron d’Aon Global Risk Consulting, entend se positionner sur ce vaste sujet. « Un cabinet de conseil totalement indépendant et spécialisé sur la gestion des risques et la gouvernance », explique-t-il. Une création qui tombe à point nommé alors même qu’au détour des ateliers comme des plénières des Rencontres Amarae, le sujet ne cesse d’être évoqué. Par exemple, un intervenant qui rappelait que seuls 15% des risques d’une grande entreprise sont assurables.

Robert LEBLANC
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Robert LEBLANC
Président Directeur Général
AON
L’interview vidéo de Franck BARON, business development manager, AXA CORPORATE SOLUTIONS

Franck BARON
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Franck BARON
Business Development manager
AXA CORPORATE SOLUTIONS

Patrick LUCAS
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Patrick LUCAS
Président Directeur Général
GRAS SAVOYE
